A propos du cyberharcèlement des femmes publiques - LA SOCIÉTÉ
À 7h05 dans SOCIÉTÉ, Sego explore ce que l'actu dit de nous.
Transcription
Remonter le temps à l'Atelier des Lumières est viver une expérience immersive hors du temps.
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs-d'œuvre des grands maîtres prennent
vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Radio, Nova
La société, à l'arc de problèmes, la société, à la mauvaise arrière
Monsieur, il est de bonne société qui ne se quitte.
C'est une photo sur les réseaux qui nous montrent qu'on avance,
ok mais franchement pas bien vite et surtout qu'on a laissé des gens bien bien loin derrière.
Dimanche après, Emma Beauchamp et Mackenzie sur Instagram humoriste, comédienne, meuf,
super qui raconte sa vie de manière très drôle.
Les réseaux postent une story, ces photos éphémères qui durent 24 heures
où on montre tout mais également n'importe quoi.
Elle est en culotte, se cache la poitrine avec une petite musique à poser à cette photo miroir
et avant de vous demander ce que vous en pensez,
expérience mentale si c'est un corps masculin qui s'affiche en boxeur en story sur Insta
avec une petite musique.
On n'a clairement pas atteint l'égalité de fête encore,
puisque ce qui s'en suit est terriblement prévisible.
Tous les messages de femmes lui demandent si c'est une erreur,
si elle a bien fait de poster cette photo en story publique en pâtie, protection, go girl.
Et à côté, Emma Beauchamp parle de plus de 300 messages d'hommes
qui, quand il n'abuse pas de lubricité, lui envoient des Pute à toutes les sauts,
c'est l'invite à se tuer en parlant aussi de son mec qui ne doit pas lui donner assez d'attention.
Des commentaires non désirés, ultra-violents et du siècle dernier
qui mélangent l'objectification des meufs, la condition de l'ordinité
à une espèce d'idée de la pureté et des passées.
La croyance que les corps des femmes n'appartiennent pas qu'à elle,
la preuve que ce qu'elles en font dans l'espace public n'est jamais neutre.
C'est comme revoir le même film se jouer et soupirer d'avance,
qu'on n'est toujours pas changé de cassette.
Ce n'est pas leur faute s'ils pensent ces atrocités,
ces gens qui commandent.
C'est sa faute à elle parce qu'elle se montre qu'elle les provoque.
C'est comme si sa photo avait lâché les chiens assez littéralement.
Pendant que ses utilisateurs crachent du venin,
une dessinatrice a choisi d'en faire de l'art.
La photo devant le miroir devient une aquarelle dorée.
Flor Péros, c'est l'artiste, écrit « Un corps n'a jamais été le problème ».
Le problème, c'est ce qu'il réveille chez ceux qui ne savent pas regarder.
Moi, je pense aussi à cette trend,
cette format vidéo repris par plein de gens sur TikTok et Instagram.
C'est sur ce son, peut-être que ça vous dit quelque chose.
Et on y voit des meufs avec leurs chiens au sangulier ou au pluriel,
souvent des gros colosses et sous leurs truffes,
elles placent une cuisse de poulet, leur viande, leur priandise préférée,
sans un bruit, en regardant fixement la caméra.
Les chiens regardent la priandise sans jamais se jeter dessus,
elles ajoutent une citation « C'est elle qui m'a provoqué, je n'ai pas pu résister ».
Et j'aimerais, pour finir,
bah qu'on écoute l'autre musique,
celle qu'Emma avait partagée sur cette dite photo en story,
parce que personne n'y a fait attention et qu'elle est très cool.
« Elle m'a rendu jolie, c'est comme une reverb,
je l'ai dans la pouée, je l'ai dans le centre. »
Ça s'appelle « Pour toi », c'est un son de TamD.
Lui, il dit « On m'a dit dans la vie Fawce Fight et Emma »,
Beaujant, elle a dit « Mon rêve,
c'est que chaque main baladeuse se transforme en main courante ».
Léonard de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, les chefs-d'œuvre des grands maîtres prennent
vie en lumière, en musique et en mouvement.
Renaissance, un voyage fascinant au cœur de l'époque qui a changé notre regard sur le monde.
Réservation sur atelier-lumières.com
Radio, Nova
La société, à l'arc de problèmes, la société, à la mauvaise arrière
Monsieur, il est de bonne société qui ne se quitte.
C'est une photo sur les réseaux qui nous montrent qu'on avance,
ok mais franchement pas bien vite et surtout qu'on a laissé des gens bien bien loin derrière.
Dimanche après, Emma Beauchamp et Mackenzie sur Instagram humoriste, comédienne, meuf,
super qui raconte sa vie de manière très drôle.
Les réseaux postent une story, ces photos éphémères qui durent 24 heures
où on montre tout mais également n'importe quoi.
Elle est en culotte, se cache la poitrine avec une petite musique à poser à cette photo miroir
et avant de vous demander ce que vous en pensez,
expérience mentale si c'est un corps masculin qui s'affiche en boxeur en story sur Insta
avec une petite musique.
On n'a clairement pas atteint l'égalité de fête encore,
puisque ce qui s'en suit est terriblement prévisible.
Tous les messages de femmes lui demandent si c'est une erreur,
si elle a bien fait de poster cette photo en story publique en pâtie, protection, go girl.
Et à côté, Emma Beauchamp parle de plus de 300 messages d'hommes
qui, quand il n'abuse pas de lubricité, lui envoient des Pute à toutes les sauts,
c'est l'invite à se tuer en parlant aussi de son mec qui ne doit pas lui donner assez d'attention.
Des commentaires non désirés, ultra-violents et du siècle dernier
qui mélangent l'objectification des meufs, la condition de l'ordinité
à une espèce d'idée de la pureté et des passées.
La croyance que les corps des femmes n'appartiennent pas qu'à elle,
la preuve que ce qu'elles en font dans l'espace public n'est jamais neutre.
C'est comme revoir le même film se jouer et soupirer d'avance,
qu'on n'est toujours pas changé de cassette.
Ce n'est pas leur faute s'ils pensent ces atrocités,
ces gens qui commandent.
C'est sa faute à elle parce qu'elle se montre qu'elle les provoque.
C'est comme si sa photo avait lâché les chiens assez littéralement.
Pendant que ses utilisateurs crachent du venin,
une dessinatrice a choisi d'en faire de l'art.
La photo devant le miroir devient une aquarelle dorée.
Flor Péros, c'est l'artiste, écrit « Un corps n'a jamais été le problème ».
Le problème, c'est ce qu'il réveille chez ceux qui ne savent pas regarder.
Moi, je pense aussi à cette trend,
cette format vidéo repris par plein de gens sur TikTok et Instagram.
C'est sur ce son, peut-être que ça vous dit quelque chose.
Et on y voit des meufs avec leurs chiens au sangulier ou au pluriel,
souvent des gros colosses et sous leurs truffes,
elles placent une cuisse de poulet, leur viande, leur priandise préférée,
sans un bruit, en regardant fixement la caméra.
Les chiens regardent la priandise sans jamais se jeter dessus,
elles ajoutent une citation « C'est elle qui m'a provoqué, je n'ai pas pu résister ».
Et j'aimerais, pour finir,
bah qu'on écoute l'autre musique,
celle qu'Emma avait partagée sur cette dite photo en story,
parce que personne n'y a fait attention et qu'elle est très cool.
« Elle m'a rendu jolie, c'est comme une reverb,
je l'ai dans la pouée, je l'ai dans le centre. »
Ça s'appelle « Pour toi », c'est un son de TamD.
Lui, il dit « On m'a dit dans la vie Fawce Fight et Emma »,
Beaujant, elle a dit « Mon rêve,
c'est que chaque main baladeuse se transforme en main courante ».
