Dr Sylvie Dieu Osika, pédiatre - La matinale de la nuit du 10 mars

Dr Sylvie Dieu Osika, pédiatre - La matinale de la nuit du 10 mars

La matinale de la nuit • 11/03/2026 • 08:58

La Matinale de la nuit du 10 mars 2026 sur les émissions TV de notre enfance avec Aymeric Lompret, Vincent Piguet et Patrick Chanfray.
La Matinale de la nuit, c'est tous les mardis en direct de 22h à minuit et à tout moment en podcast et sur YouTube !
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Transcription

Cet ensemble de gestes portes à noms, l'éco-santé.
En imaginant l'éco-santé, Harmonie Mutuelle vous aide à agir plus tôt, plus vite et autrement sur votre santé.
L'éco-santé, c'est un mouvement pour tous.
Faites de petits gestes quotidiens qui changent tout.
Une balade à vélo, un rendez-vous chez le dentiste, ou chez le gynécologue, ou même le recyclage de vos lunettes.
Des actions simples et concrètes qui préservent votre santé.
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Harmonie Mutuelle
Avant son collectif
Radio Nova
Je crois qu'on a Sylvie, Dieu aussi qu'à au téléphone.
Ah c'est l'association, c'est ça.
Bonjour Sylvie.
Bonsoir Sylvie.
Bonjour.
Est-ce qu'on peut se tutoyer, Sylvie?
Oui, ok, pas de problème.
Bon, trop sympa, c'est Sylvie.
Je te présente vite fait.
Tu es membre fondatrice du collectif sur exposition et écran, c'est bien ça?
C'est bien ça.
Oui, oui.
Tu es pédiatre, bon dit.
Il va intéresser tout le monde, c'est ça.
Voilà, et tu as écrit un livre, l'enfant écran, comment échapper à la pandémie numérique?
Chez Grassez.
Chez Grassez, et tu es membre fondatrice du collectif sur exposition et écran.
Est-ce que tu peux nous expliquer ce qu'est le collectif justement?
Le collectif c'est des gens de terrain, on est sans conflits d'intérêt,
et puis plus de dix ans, on s'aperçoit qu'il se passe des choses.
Je pense que c'est le cas de tout le monde.
On vit une révolution numérique et ça a un impact majeur sur notre santé.
Nous, les adultes, mais aussi les ados, la pédiatrice, ça va 0 à 16 ans,
et puis les tout-petits aussi, ils sont très maltraités par cette présence du numérique
qui n'est pas bien comprise, on ne se rend pas compte de ce qui se passe.
D'accord.
Et à partir du temps, on peut parler d'addiction aux écrans?
Et bien, à partir du moment où ça impacte le quotidien,
c'est-à-dire des enfants qui pensent plus qu'à ça, qui se calment qu'avec ça,
qui n'aiment que ça, qui ne pensent qu'à ça.
Et là, il y a un impact sur son quotidien,
parce qu'on ne veut plus sortir de sa chambre,
on ne veut plus aller manger avec ses parents, on ne veut plus faire telle et telle chose.
Et donc ça, c'est proche de l'addiction.
Et forcément, il y a une évolution avec plus d'écran qu'avant, je suppose.
Parce qu'avant, on avais aussi les télé et machin.
Oui, oui.
Alors, déjà, avec la télé, il y a plus d'écran,
mais ce n'est pas tellement le problème, c'est un problème.
Mais le problème, c'est le contenu.
Vous parliez de m'assortir bien aimé, c'est-à-dire, mais ça n'a plus rien à voir.
Maintenant, on vous donne des contenus qui sont addictifs par nature,
c'est-à-dire qu'on fait exprès, qui ne s'arrêtent jamais,
c'est la permanence, vous voyez, le 24h sur 24.
Avant, si on revient très en arrière, vous aviez 3 heures de dessin animé,
de film, de ce que vous voulez, puis ça s'arrêtait.
Là, c'est fini, c'est la nuit, c'est le jour.
Et en plus, les contenus, ils vont hyper vite.
Mais c'est ce qu'on disait.
On disait que Patrick, on disait, pardon, je t'ai coupé.
On disait que Patrick, on disait que nous,
quand on regardait dessin animé, machin,
c'était beaucoup plus lent.
Maintenant, c'est très rapide.
Oui, c'est génération zapping, non déjà génération zapping.
Mais maintenant, c'est scroll, donc je veux dire...
Exactement, et c'est diabolique, c'est exprès,
pour ne vous lâcher pas.
Il regarde pourquoi c'est TikTok, parce que c'est très court.
Et en fait...
C'est tic-tac.
Allez, avec les noix notes-là et tout.
Non, mais c'est vrai que beaucoup regardent le...
C'est trop long, je passe.
De toute façon, j'en ai une autre derrière.
Bien sûr.
Tout est à la carte.
La permanence.
Le 24h sur 24, ça agit énormément.
Et le contenu qui s'arrête, qui est...
Qui est addictif, ça veut dire que...
Un petit bébé, vous lui donnez des dessins animés
qui vont à toute vitesse.
Il est sidéré et c'est plus ce qu'il se passe.
Il ne bouge plus.
Et les plus grands, c'est pareil.
Parce que c'est trop d'infos d'un coup.
Mais encore une fois, il faut savoir que c'est fait exprès
pour que justement, ça s'appelle l'économie de la tension.
On ne lâche pas et qu'on gagne de l'argent
sur votre tête au dépend de la santé de tout le monde.
Moi, j'ai un pote, je dirais pas, on le connaît.
Et je sais que lui, il donne à son enfant,
il a le droit au genre, c'est le mercredi après-midi,
il a le droit d'une heure et demi d'écran.
De télévision.
Et le reste de la semaine, il est hyper sympa et tout.
Et dès que tu le mets devant la télé,
tu peux lui dire bonjour, au revoir,
mais il n'y a plus personne.
Et on embrasse Pierre et Emile Barré.
Oui, c'est vrai.
On n'est pas tous égaux sur ça.
On n'est pas tous égaux.
Dans une même famille,
il y en a qui sont particulièrement accrocs.
Et tu dis on n'est pas tous égaux par rapport à quoi, par rapport...
Par rapport à l'impact qu'à l'écran,
sur le same groupe, par exemple,
malheureusement, les garçons sont plus impactés que les filles.
Oui, oui.
Sur les plus jeunes, on voit une différence.
Et puis dans une même famille,
avec une même éducation,
vous avez trois gamins,
il y en a un des fois,
on sent bien qu'il ne va pas lâcher.
Parce que les parents,
s'il y en a qui nous écoutent,
ils doivent se sentir ça
qu'effectivement il y en a un,
il a plus de mal.
Et il faut être d'autant plus méfiant.
Quand on arrête, il lure,
il fait la colère,
on l'a tout mis dans l'étude.
C'est que ça ne va pas.
C'est que ça le prend trop.
C'est trop fort.
Et comment...
Comment, je ne sais pas,
c'est un remède miracle,
mais comment on peut sevrer...
Des grandes claques dans la gueule, tu dis.
De la drogue.
Comment on peut sevrer les enfants,
justement, des écrans comme ça ?
Ça, c'est mon expérience.
Moi, j'ai une consultation
sur exposition d'écran
depuis 2019 à l'hôpital,
donc à l'hôpital Jean Verdié.
Et le seul moyen,
c'est malheureusement,
c'est comme la drogue,
il faut arrêter totalement
les choses.
Mais ouais,
quand vous avez des petits loulous
qui sont 6 heures par jour,
tous les jours,
ils sont complètement abrutis,
ils vont mal.
Ouais, mais ce n'est pas
de la faute des parents,
c'est qu'on a donné un truc
qui est addictif.
Et après,
on passe à 5 minutes,
une demi-heure,
une heure, on se fait avoir,
et puis nous, adultes,
on est complètement accro aussi.
Et après, il y a vraiment
comme pour les drogues,
enfin le sevrage,
si 10 ans après,
on le remet,
il reprend un téléphone
ou il regarde à des écrans,
il retombe...
Ben, c'est une bonne question.
On est encore un peu tôt
dans l'histoire,
parce que déjà,
il faudrait que tout le monde
prenne conscience du problème
et faite des drogues.
Mais,
clairement,
moi,
il y a sûrement
un impact
qui reviendra.
Je dis aux parents,
souvent d'être très méchants
après l'adolescence
de part tomber dans le piège.
Et puis,
la question derrière aussi,
c'est les parents.
Et vous,
qu'est-ce que vous faites ?
Donc c'est sûr qu'il faut
que les parents,
les enfants viennent des enfants d'intérieur.
Maintenant, il faut aller dehors,
il faut bouger avec son corps
et faire des choses ensemble,
très simples,
mais ensemble.
Regarder dans les yeux,
c'est important.
C'est important.
Exactement.
Sur le chat, pardon.
Il y a des gens qui disent,
effectivement,
les enfants répètent
également ce qu'ils voient.
C'est vrai ça,
tu penses ?
Ben, c'est sûr.
C'est pas que c'est...
dans mon livre.
En tout cas,
sur les écrans, bien sûr.
Mais Patrick,
tu écoutes ce que j'ai fait.
Voilà, un Patrick,
quand même.
Donc l'enfant,
l'enfant est...
Est-ce qu'il voit ?
Est-ce qu'il sur mon téléphone ?
Non mais,
c'est ça,
il faut l'assurer
que les enfants n'en vont.
Dans mon livre,
c'est ce que je raconte,
les enfants parlent
ce qu'on appelle le YouTube.
C'est-à-dire que j'ai nommé ça
comme ça, ils répètent
qu'ils ont écouté,
malheureusement,
sur une plateforme bien connue
où ils voient des essais
animés en permanence
et qui leur casent le cerveau.
Et est-ce que,
moi, j'ai une question,
parce qu'on peut pas
les priver complètement,
parce que moi, je suppose
qu'ils veulent un peu
faire comme les copains,
c'est des copains,
regardent la télé,
ils ont envie de voir la télé.
Et bien,
le truc important,
déjà, avant l'école,
ça veut dire qu'avant 3 ans,
0 écrans,
sauf la visio
avec la grand-mère
à l'autre bout du monde.
Trois ans, tu veux dire.
Avant 3 ans,
c'est 0,
et entre 3 et 6 ans,
et entre 3 et 6 ans,
c'est le moins possible,
en fait.
Ou alors,
c'est des bons films partagés.
Ça veut dire,
faire des trucs avec son enfant
encore une fois,
donc il faut se regarder,
faire des dessins animés,
des choses qui ne vont pas trop vite,
ou faire des choses ensemble,
des jeux,
ou autres.
Mais le moins possible,
parce qu'en fait,
s'il y a des gamins
qui tombent dedans,
ils s'arrêtent plus.
Vous l'avez dit tout à l'heure,
ils peuvent devenir très vite
accros,
donc il faut le faire ensemble
avec un début,
un milieu,
une fin.
Il faut un système
qui s'arrête.
Voilà.
Et bien,
un contenu qu'on voit,
il faut que le contenu
soit connu, évidemment.
Effectivement.
J'avais une dernière question,
c'est pour un ami
qui a un enfant
qui n'a jamais été un parent.
Tu penses-tu
de la console ?
Tu sais, des jeux,
par exemple de Mario.
Ça reste quelque chose
qui les anime,
mais ça reste un écran.
Ça reste un jeu.
Qu'est-ce que t'en penses ?
Oui, oui,
et bien,
c'était un jeu
adapté à son âge,
donc par exemple Mario
dans son âge,
que si en plus,
il y a son père
ou sa mère qui joue avec lui,
c'est extraordinaire,
et que si c'est pas tous les jours,
j'ai bien dit,
si c'est pas tous les jours,
genre le week-end,
c'est bien compris.
Donc si c'est bien compris parfait, donc si c'est le week-end, l'après-midi, et qu'on
pense à sortir, à faire des choses ensemble, pas de problème, il faut pas que ça prenne
sur la vie qu'on partage en fait.
Très bien.
Et comment est-ce qu'on peut vous aider ? Vous cherchez des dons, des bénévoles ?
Ah, c'est trop chouette comme question, merci, parce qu'on aidait.
Merci, merci, donc c'est collectif sur Exposition Écran, on a un site qui s'appelle
Cause, c'est OSO, donc c'est des acronymes, et donc on aide des bénévoles de terrain
et effectivement on a besoin d'aide, de soutien, et évidemment, comme d'habitude, l'argent
c'est utile, parce qu'on veut rester sans conflits d'intérêts, donc aucune industrie
du numérique ne nous paye.
Faites un clip pour les réseaux sociaux.
Bravo pour votre dépendance et merci, c'était super intéressant, c'est trop intéressant.
Merci à vous.
Des bisous.
Au revoir.
Salut, c'est vieux.

A poursuivre

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