Trend Anatomy : le cri rock qu’on a oublié de créditer
Improvisé en une prise, payé 30 livres, ignoré pendant 32 ans, puis ressuscité par TikTok : le solo vocal de Clare Torry pour Pink Floyd est devenu l’un des moments les plus mythique… et les plus maltraités de l’histoire du rock.
Transcription
Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Radio Nova ? Pas vraiment le soir ? Pas vraiment l'après-midi ? C'est l'après-midi de l'après-midi sur Radio Nova.
Sur Nova, c'était le dernier Sébastien Thélier, naïf de cœur.
En savoureux, remix à entendre sur Kiss the Beast, son dernier album.
Et maintenant, bah nous voilà déjà parés au décryptage d'une nouvelle traîne,
un morceau qui fait partie de deux très très grandes familles de la musique,
celle d'abord des chansons qu'on peut qualifier de ressuscité par les réseaux sociaux.
Mais il faut aussi ajouter à ça la bien trop grande famille des artistes
qu'on a essayé de boycott des crédits.
Ce titre que désormais petits et grands connaissent sur le bout des doigts
et qui, vous voyez le jour, le 1er mars 1973,
une oeuvre des Pink Floyd, extrait de leur album le plus légendaire,
soit The Dark Side of the Moon.
On nous y raconte des thématiques universelles telles que le temps,
la pression suivie par le groupe, la santé mentale qui empatie forcément,
ou bien la mort et puis la cupidité.
Alors ouais, c'est pas forcément toutes les thématiques les plus mignes,
ça je vous l'accorde complètement,
mais pourtant ça reste l'un des albums les plus acclamés de l'histoire,
ce, pour son esthétique si particulière,
son élégance pour l'expérience sensorielle que propose ce disque,
et puis bien sûr pour quelques-unes de ces chansons les plus cultes,
parmi du coup lesquels,
celle dont on va parler un petit peu plus longuement aujourd'hui,
The Great Gig in the Sky,
une chanson portée non pas par l'habituel Rangaine,
couple et refrain qu'on connait tous,
mais plutôt par cette ovoie qui vient hurler toutes les émotions humaines
à un seul souffle, et ça c'est l'œuvre d'une certaine clertorie,
une chanteuse britannique qui sera contactée comme ça un beau jour
afin de poser sa voix sur ce qu'il n'était alors qu'une instrumentale.
L'idée c'était donc de la jouer en main pro totale,
un petit truc censé apporter juste un petit peu de relief,
alors de là elle écoute la musique et puis elle se lance,
elle crie, elle s'époumonne, elle pleure, elle s'envole
et puis elle redescend,
sur le coup elle pense qu'elle a fait tout simplement n'importe quoi,
sauf qu'elle a façon de votre pote qui disait toujours
avoir foiré son examen alors qu'il allait avoir un gros 18 sur 20,
et ben là tout le monde est bougebé,
les Pink Floyd viennent tout simplement d'assister à un solo
qui va marquer pour toujours l'histoire du rock,
l'une des performances si ce n'est la performance la plus remarquable du genre.
Mais voilà, c'est aussi là que le problème va se pointer,
clertorie pour cette session absolument mythique,
elle va n'en pocher que 30 malheureuses livres
et surtout zéro crédit pour sa performance
pendant des décennies alors aucun royalties, aucune reconnaissance,
juste une voix inconnue qui se retrouve coincée dans un album
et pourtant va se vendre à quelques 40 millions d'exemplaires.
Heureusement notre clertorie en 2004
elle va attaquer le groupe et le label
avec pour argument que son improvisation
c'était pas une simple performance mais plutôt une véritable co-composition
puisque c'est littéralement toutes les sens du morceau,
sensuit un accord à l'amiable
et puis son petit nom figurant enfin dans les crédits
quelques 32 années plus tard, justice tardive.
Oui mais toujours mieux que pas de justice du tout,
on va pas se mentir.
Et puis comme le monde parfois,
il n'est pas si mal fait que ça,
une histoire continue de plus belle avec les sortes de TikTok,
une génération qui connaît à peine les viniles
et qui découvre pourtant ce titre cultissime
et on adopte le fameux cri,
il devient l'accessoire parfait pour illustrer autant
de coucher de soleil que de moments de vulnérabilité
ou de simple esthétique.
Petit revival qui nous rappelle encore le paradoxe
parfait derrière cette chanson
n'est d'un parfait hasard porté par une voix improvisée,
sous-payée, oubliée, redécouverte, contestée
et puis finalement, éternellement célébré,
incri venu pour porter la mort
mais qui ne cessent jamais de vivre
génération après génération.
Alors si jamais vous prenez l'envie de hurler
un bon coup comme clartaurie c'est après mais je vous en prie.
On se redresse, on sera qu'un bon petit coup la gorge
et puis on se replonge dans l'éternel
nommé The Dark Side of the Moon sur Nova.
C'est parti.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Radio Nova ? Pas vraiment le soir ? Pas vraiment l'après-midi ? C'est l'après-midi de l'après-midi sur Radio Nova.
Sur Nova, c'était le dernier Sébastien Thélier, naïf de cœur.
En savoureux, remix à entendre sur Kiss the Beast, son dernier album.
Et maintenant, bah nous voilà déjà parés au décryptage d'une nouvelle traîne,
un morceau qui fait partie de deux très très grandes familles de la musique,
celle d'abord des chansons qu'on peut qualifier de ressuscité par les réseaux sociaux.
Mais il faut aussi ajouter à ça la bien trop grande famille des artistes
qu'on a essayé de boycott des crédits.
Ce titre que désormais petits et grands connaissent sur le bout des doigts
et qui, vous voyez le jour, le 1er mars 1973,
une oeuvre des Pink Floyd, extrait de leur album le plus légendaire,
soit The Dark Side of the Moon.
On nous y raconte des thématiques universelles telles que le temps,
la pression suivie par le groupe, la santé mentale qui empatie forcément,
ou bien la mort et puis la cupidité.
Alors ouais, c'est pas forcément toutes les thématiques les plus mignes,
ça je vous l'accorde complètement,
mais pourtant ça reste l'un des albums les plus acclamés de l'histoire,
ce, pour son esthétique si particulière,
son élégance pour l'expérience sensorielle que propose ce disque,
et puis bien sûr pour quelques-unes de ces chansons les plus cultes,
parmi du coup lesquels,
celle dont on va parler un petit peu plus longuement aujourd'hui,
The Great Gig in the Sky,
une chanson portée non pas par l'habituel Rangaine,
couple et refrain qu'on connait tous,
mais plutôt par cette ovoie qui vient hurler toutes les émotions humaines
à un seul souffle, et ça c'est l'œuvre d'une certaine clertorie,
une chanteuse britannique qui sera contactée comme ça un beau jour
afin de poser sa voix sur ce qu'il n'était alors qu'une instrumentale.
L'idée c'était donc de la jouer en main pro totale,
un petit truc censé apporter juste un petit peu de relief,
alors de là elle écoute la musique et puis elle se lance,
elle crie, elle s'époumonne, elle pleure, elle s'envole
et puis elle redescend,
sur le coup elle pense qu'elle a fait tout simplement n'importe quoi,
sauf qu'elle a façon de votre pote qui disait toujours
avoir foiré son examen alors qu'il allait avoir un gros 18 sur 20,
et ben là tout le monde est bougebé,
les Pink Floyd viennent tout simplement d'assister à un solo
qui va marquer pour toujours l'histoire du rock,
l'une des performances si ce n'est la performance la plus remarquable du genre.
Mais voilà, c'est aussi là que le problème va se pointer,
clertorie pour cette session absolument mythique,
elle va n'en pocher que 30 malheureuses livres
et surtout zéro crédit pour sa performance
pendant des décennies alors aucun royalties, aucune reconnaissance,
juste une voix inconnue qui se retrouve coincée dans un album
et pourtant va se vendre à quelques 40 millions d'exemplaires.
Heureusement notre clertorie en 2004
elle va attaquer le groupe et le label
avec pour argument que son improvisation
c'était pas une simple performance mais plutôt une véritable co-composition
puisque c'est littéralement toutes les sens du morceau,
sensuit un accord à l'amiable
et puis son petit nom figurant enfin dans les crédits
quelques 32 années plus tard, justice tardive.
Oui mais toujours mieux que pas de justice du tout,
on va pas se mentir.
Et puis comme le monde parfois,
il n'est pas si mal fait que ça,
une histoire continue de plus belle avec les sortes de TikTok,
une génération qui connaît à peine les viniles
et qui découvre pourtant ce titre cultissime
et on adopte le fameux cri,
il devient l'accessoire parfait pour illustrer autant
de coucher de soleil que de moments de vulnérabilité
ou de simple esthétique.
Petit revival qui nous rappelle encore le paradoxe
parfait derrière cette chanson
n'est d'un parfait hasard porté par une voix improvisée,
sous-payée, oubliée, redécouverte, contestée
et puis finalement, éternellement célébré,
incri venu pour porter la mort
mais qui ne cessent jamais de vivre
génération après génération.
Alors si jamais vous prenez l'envie de hurler
un bon coup comme clartaurie c'est après mais je vous en prie.
On se redresse, on sera qu'un bon petit coup la gorge
et puis on se replonge dans l'éternel
nommé The Dark Side of the Moon sur Nova.
C'est parti.
