Le jour où… Britney a sorti la tondeuse

Le jour où… Britney a sorti la tondeuse

L'aprem de l'aprem • 26/02/2026 • 07:16

Retour sur ce sombre instant de pop culture : février 2007, une star au bout du rouleau, des paparazzis en folie et des cheveux partis trop tôt. Déjà presque 20 ans depuis ce geste qu’on a trop longtemps qualifié d’insensé, l’occasion de nous souvenir du vrai message derrière cette boule à Z de légende.

Transcription

Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Ce soir, pas vraiment l'aprèsme, c'est l'aprèsme de l'aprèsme sur Radio Nova.
Tout Side Ed ou le tout dernier Arlo Parks, c'est ce qu'on écoutait à l'instant,
sur Nova et en prémis, c'est un nouveau petit tunnel.
Attention, cette fois, je voulais vous parler encore et toujours d'un ami,
ouais mais celui-là en vrai, il avait lieu lundi, un petit peu de retard donc
et une thématique légèrement plus triste tout, disons.
En fait, le 16 février 2007, soit donc un petit peu plus de 19 ans,
ce fameux jour où Marene Britney Spears a décidé d'en découdre de manière capillaire
en se rasant la tête, ouest ce geste iconique et qui a marqué toute la planète.
Personnellement, je m'en souviens comme si c'était hier, alors que j'étais à peine plus haute,
que trois petites pommes, ce fameux soir où Britney, alors au bout du bout du bout du rouleau
est entré dans un salon de coiffure de Los Angeles, c'est saisi d'une tondeuse
et bah, elle a rasé cette chevelure de rêve sous les flaches de tous les paparadis
qui émettent à la harceler et là, le plus fou c'était même pas son geste,
bien au contraire, c'était plutôt les réactions du monde entier.
La presse qui juge, qui se moque, le monde qui s'affole et qui parle d'un véritable pétage
de plomb venant d'une popstar hystérique qui est incontrôlable,
et j'insiste sur le mot incontrôlable qu'on aurait dû tout de suite identifier
comme un très très vilain gros mot, parce qu'à ce moment-là, ce qu'on aurait dû comprendre,
c'est que déjà on était qui pour penser contrôle d'un être humain ?
On avait juste à faire un cri du coeur, un appel au secours, un gigantesque,
allez vous faire foutre en fait.
C'était simplement l'acte de résistance d'une personne qui a seulement 25 ans
donc on pouvait plus qu'on la contrôle justement, qu'on l'observe, qu'on la suit,
qu'on lui dicte une conduite et un mode de vie auquel elle n'avait juste jamais,
au grand jamais, aspiré.
Et puis comme elle l'explique si bien dans son livre La femme en moi
se rasait la tête, c'était faire un gigantesque fuck à toutes ces personnes
qui nous l'avouait existé qu'à travers justement cette cheveuleur blonde,
une femme qui danse en sous, en secouant sa crinière,
ça c'était cool, c'était sexy, c'était wild,
mais une femme, la boule à zède, c'est quoi que reste utile de cette féminité,
de cette sensualité ?
Eh ben c'est justement toute la vraie problématique d'avoir ce fameux 2007 Gate
depuis quand une femme doit-elle avoir de longs cheveux pour en être une
depuis quand une femme doit-elle avoir 17 ans toute sa vie, peser 45 kilos,
toute mouillée, répondre à des critères de beauté
qu'on a décidé de lui imposer.
En fait quand Britney ce jour-là a décidé de se séparer de cette cheveuleur
c'était une façon de dire à la planète
stop je ne suis plus votre poupée et mon image à six je veux et ben je me la réapproprier
et en y repensant ben il n'y a strictement rien de... rien de fou
dans le fait de vouloir faire ce qu'on veut de son corps, c'est juste qu'en 2007
des mots comme my body, my choice, les gens ne voulaient pas en entendre parler
et la suite normalement vous la connaissez, tutelle, encore plus de contrôle
une fois qu'on avait le droit d'entendre chanter Oops I Did It Again
mais qui ne devait surtout pas exprimer ce qu'elle ressentait vraiment
ou chercher à retrouver ses droits basiques d'être humains
Heureusement tout ça ça a fini par rentrer plus ou moins dans l'ordre
la fin de sa tutelle en 2021 et ces mots qu'on a pu lire
dans un ouvrage qui personnellement m'a tiré un sacré sacré paquet de larmes
la femme en moi oeuvre où elle revient sur cette fameuse année 2007
mais aussi surtout ce qui s'est passé avant et après
un moyen de comprendre le parcours de celle qui toute sa vie
à qui toute sa vie on a demandé de se taire et d'exécuter
en mémoire son affreux papa qui a un beau jour au milieu de sa tutelle
lui a dit de s'asseoir, d'arrêter de parler et de faire ce qu'il voulait
puisque je cite maintenant Britney Spears c'est moi fin de citation
moi si un jour mon père me dit ça mais je sais pas comment je réagis
mais je crois que je deviens singlé
alors il me paraissait du coup hyper important aujourd'hui
de nous rappeler que le monde a assisté à tout ça dans le plus grand des calmes
alors que non Britney Spears c'était elle
ça l'a toujours été et moi je la remercie chaque jour
pour ce qu'elle m'a appris avec ou sans cheveux
et tout de suite bah devinez ce qu'on va écouter
Britney tout naturellement la queen
parmi toutes les queens qui en 2001
nous chantez Boys en featuring avec Farrell Williams
place à la musique
Soms of girls just needs one
head to home
girls with
can't live without you

A poursuivre

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