Gold digger - Le jour où Roberta Flack a changé l’hiver en printemps

Gold digger - Le jour où Roberta Flack a changé l’hiver en printemps

L'aprem de l'aprem • 12/02/2026 • 06:14

Cette semaine, on part gold digger un trésor de soul : Feel like makin’ love, l’œuvre d’une bosslady qui aurait fêté son 89ème anniversaire cette année. La preuve qu’on peut dominer le monde par la tendresse.

Transcription

1964, le pop art réinvente la peinture.
1987, la coupe Mulair réinvente le style.
1990, les boys bander réinventent les abdos.
2026, Cuisinella réinvente la cuisine.
Avec de nouveaux styles, de nouvelles couleurs et de nouveaux designs.
Et en ce moment chez Cuisinella, recevez jusqu'à 1500 euros d'avantage sur votre projet.
Il était temps de changer la cuisine.
Cuisinella, la la la...
Par condition en magasin participant du duo 31 janvier.
Radio Nova ?
De douceur et surtout d'élégance.
Attention, cette semaine dans l'après-midi de l'après-midi,
je vous emmène Goldie Gay, un album absolument inoubliable.
Celui d'une boss lady incontournable,
une reine qui aujourd'hui aurait dû fêter son 89e anniversaire.
Elle s'appelle Roberta Flac.
Elle est née le 10 février 1937 et elle a quitté notre monde.
Tristement, il y a un tout petit peu moins d'un an.
Le 25 février dernier.
Et alors, ce n'est pas la première fois que je vous parle d'elle ici.
Peut-être que vous vous souvenez,
lorsqu'on a abordé sa version intimiste et essentielle de Killing Me Softly,
ça s'était il y a quelques semaines déjà,
mais nous parlons plutôt attention au record du monde et musique tout aussi culte.
D'abord en nous souvenant qu'elle fut la toute première artiste au monde
à avoir accompli l'exploit du doublé au Grammy Awards.
Soit deux victoires de suite dans la catégorie album de l'année en 1973 et en 1974.
Comprendrez-ci donc pour les moins initiés que Roberta Flac est un petit peu
la Raphaël Nadal de la Soul finalement et ce genre de prouesse.
Depuis, il n'y a qu'une seule autre artiste qui a su l'égaler
et c'était presque 50 ans plus tard, Billy Eilish,
qui a gagné ses deux mêmes Grammy allant 2020 et 2021.
Ajoutons à ça que nos deux rennes,
elles ont aussi cet autre point commun non négligeable
d'avoir réussi à bâtir leurs empires
à partir de la plus grande douceur qu'ils soient, un champ presque mur-muré.
Des morceaux qui sont comme des petits cocon intimes,
feutrés aussi confortables que le plus cool de tous les canapés du monde.
Loin, très très loin des démonstrations de virtuosité ostentatoire
qu'on peut entendre un petit peu partout.
Prœuf, finalement, qu'on peut dominer le monde dans la plus grande détendresse
et c'est un message de la plus haute importance en ce mois du love, à mon avis,
et qui m'amène donc à notre disque du jour.
Je me répète, ce n'est donc pas killing me softly son plus grand succès.
On en a déjà discuté ici,
quoi que pour le lore des chroniques, attention,
je me permet quand même une petite anecdote de vous rappeler
que cette chanson, c'est une reprise de Laurie Lieberman.
Laurie Lieberman qui aurait écrit ses mots pour son crush,
un certain Don MacLinn ou le mec qui lui écrit le titre
« American Pie », dont on a discuté la semaine dernière,
tout se rejoint dans ses chroniques, c'est absolument fabuleux,
quel monde absolument génial qu'est la musique.
Mais bref, concentre-nous sur cet album,
haut d'où non rempli d'amour et d'affection et de câlin et de bisous,
feel like making love,
qui fut donc le tout premier 100% produit par Robert Aflaq elle-même.
On est alors en 1974, à un moment de sa carrière.
Vous l'aurez compris, elle est déjà une immense star.
Alors pour s'affranchir des attentes de l'industrie
qui la voit comme ce symbole d'élégance et de finesse,
Robert a n'a pas d'autre choix et doit se doter d'un alter ego
qui va lui permettre de garder le contrôle complet sur sa musique,
un nom pour expérimenter, pour oser de nouvelles choses,
s'affranchir des coups de pression éventuels de l'industrie
et surtout un nom qui ne laisserait aucun sexiste penser qu'une femme
puisse être derrière tout ça, parce que ouais, surprise de ouf ou pas.
Mais dans les années 70, une femme productrice et qui plus est noire,
c'était absolument pas du goût de tout le monde.
Aussi, la planète découvrit l'œuvre de Rubina Flake,
l'assignature à retrouver dans les crédits de Phil like making love
qui sera son œuvre la plus sensuelle, charnel, romantique, minimaliste.
Un disque pour comme elle le dit si bien,
watch the winter turn to spring,
regarder l'hiver se changer joliment en printemps et au gré de ces jolis mots,
se dire que même le périphérique peut avoir ce petit truc un petit peu jeune,
c'est quoi aujourd'hui ?
Un disque en fait, finalement avec lequel tout devient sexy,
tout devient love, Phil like making love avec bien sûr ce titre éponyme.
Hyperculte est capable de faire fondre tous les coeurs
qui sont avec moi cette après-meme sur Nova,
démonstration.

A poursuivre

Vous aimerez aussi

Autres episodes proches

Articles lies