Effet Matilda : ces meufs qu’on a oublié de citer
Pas de reine unique à l’approche du 8 mars, mais une armée de pionnières qu’on a soigneusement invisibilisées. À l’approche de la Journée Internationale du Droit des femmes, deux Mathilde à l’antenne pour vous raconter comment l’histoire de la musique a trop souvent oublié de dire les vrais noms.
Transcription
Elephant est de retour.
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Bonne soir, pas vraiment l'aprême, c'est l'aprême de l'aprême sur Radio Nova.
It always was l'aprême de l'aprême tout juste au gris d'un petit Joshua Hayden.
Et tout de suite, attention, l'aprême va prendre un tout petit peu d'avance, vous nous connaissez.
Ici on est dans le turfu, alors à l'approche d'une nouvelle journée internationale des droits des femmes.
Petit point dans cette thématique vachement, 8 mars non pas.
Pour vous raconter une reine spécifique de la musique, mais plutôt des tonnes et des tonnes de queens
qui pour beaucoup ont subi à travers l'histoire ce qu'on appelle un certain effet « Matilda ».
Ce dont on va parler aujourd'hui, déjà parce qu'il m'est impossible de choisir une seule et unique femme de grand talent,
ça en vrai, c'est un petit peu ce que je fais déjà absolument tous les jours ici.
Et aussi parce que cet après-midi, comme je vous le disais, on est de Matilda au studio de Nova.
Il y a moi, que vous connaissez déjà, ça c'est bon, mais attention je suis aussi avec Matilda, la technique.
Alors voyons, on va carrément se permettre de carjacker l'antenne pour vous expliquer un petit peu ce que c'est que ce truc.
Alors en fait l'effet Matilda de Basse, c'est un bail qui historiquement s'appliquait plutôt à la science,
mais qui de nos jours fonctionne aussi excellemment bien avec la planète culture et plus précisément celle de la musique.
C'est un phénomène qui est aussi vieux que le monde et qui désigne donc le déni ou la minimisation récurrente
de la contribution des femmes à la production, la création ou bien à l'avancement d'un domaine spécifique.
Une invisibilisation qui profite donc évidemment à notre très cher « jante masculine ».
Autrement dit, c'est cette fâcheuse tendance à s'attribuer l'hélaurier d'une meuf,
parce que pourquoi pas, un petit peu comme si moi demain je faisais un gâteau
et que mon pote Kevin décidait de poser une cerise dessus et en profiter pour crier,
mais regarder un petit peu comme mon gâteau est magnifique.
Et ben voilà en fait c'est ça l'effet Matilda, une tendance tellement ancrée que cette expression
trouve ses premières racines au 19e siècle.
Elle nous vient à la base d'une certaine Matilda, jeuselaine Gaët, qu'on embrasse très très très fort au passage.
Une suffragette américaine qui a commencé à dire les termes en 1870 avant que la dite expression
soit finalement officialisée en 1993 par l'historienne Margaret Rossilter,
qu'on embrasse évidemment aussi de tout notre cœur.
On est donc sur une formule qui permet de désigner ce que je qualifie
d'une flopée d'énormes injustices, effacements, spoliations, sous représentations systématiques,
qui nous ont donc fait inorer tout un tas de pionnières dont il était bien plus agréable
de ne pas retenir le nom.
Et alors pour parler concret, ben des exemples d'effet Matilda,
il y en a beaucoup beaucoup plus que je n'ai de temps pour m'adonner à cette chronique.
Alors on va clairement pas tous pouvoir les citer.
D'ailleurs si le sujet vous intéresse vraiment de ouf,
sachez qu'il y a une très très grande bosse sur Instagram qui s'appelle Niaemésia
et qui vous en raconte à peu près tous les jours dans sa série « Un jour une meuf »
puisque nous du coup on va rester aujourd'hui sur le côté vachement musique de l'affaire.
Il y a par exemple Claire Tauri dont je vous parlais tout récemment
pour sa participation invisibilisée pendant des décennies par les Pink Floyd
pour le morceau The Great Gig in the Sky.
Il y a aussi côté musique Carol Kaye qui est la bassiste
aux quelques 10 000 enregistrements qu'on a d'or oubliés.
Ce futelle derrière Good Variation, The Beat Goes On et Jean Passe.
Pourtant son travail fut attribué à des bougues évidemment pendant des décennies.
Pour aller sinon dans le répertoire classique il y a Fanny Mendelssohn
dont les œuvres sont presque toutes attribués à son très cher frère Félix Mendelssohn
et je peux aussi vous citer le nom de Sylvia Robinson,
elle aussi presque tout le temps zappée quand on parle de l'histoire du hip-hop
alors que tout de même co-fondatrice de Sugar Hill Records
faisant d'elle une figure clé de tout ce qui va devenir rap commercial.
Enfin vous comprenez avec cette petite liste d'exemples
qu'en gros à chaque genre de musique il y a ces victimes de l'effet Matilda
autant que chaque époque et puis plus généralement chaque discipline ou succès
il peut y avoir tout simplement.
Alors pour conclure, permettez-moi de vous en présenter quand même une petite de plus.
Celle-là on a aussi adoré l'effacé de l'histoire du rock
alors que clairement son été est une sacrée pionnière.
Sister Rosetta Farrell pour la Godmother of Rock and Roll,
une femme noire, guitariste, pionnière et victime d'un effet Matilda
dans sa forme la plus pure.
Cette meuf qui bien avant elle vise Johnny Cash et Chuck Berry
ça donnait à d'incroyables performances à la guitare électrique
inventer le riff rock remplissé des stades.
C'est tel qu'il y a enregistré le premier morceau rock
à entrer dans les charts américains Strange Things Happening Every Day
ou ce titre qui se le moins devrait figurer dans tous les livres d'histoire
démonstration.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Après leurs inoubliables tubes Time for a Change, Catcher in the Rye ou encore Maryland,
découvrez Love, Earth, Repeat, le nouvel album du duo électropope français disponible dès le 3 avril.
Un disque sensible et puissant, où leurs pop mélodique élégante se teinte d'accent rock
et qui transforme les félures en refrain universelle.
Retrouvez toutes les dates de tournée et l'actualité d'Elephant sur leurs réseaux sociaux.
Bonne soir, pas vraiment l'aprême, c'est l'aprême de l'aprême sur Radio Nova.
It always was l'aprême de l'aprême tout juste au gris d'un petit Joshua Hayden.
Et tout de suite, attention, l'aprême va prendre un tout petit peu d'avance, vous nous connaissez.
Ici on est dans le turfu, alors à l'approche d'une nouvelle journée internationale des droits des femmes.
Petit point dans cette thématique vachement, 8 mars non pas.
Pour vous raconter une reine spécifique de la musique, mais plutôt des tonnes et des tonnes de queens
qui pour beaucoup ont subi à travers l'histoire ce qu'on appelle un certain effet « Matilda ».
Ce dont on va parler aujourd'hui, déjà parce qu'il m'est impossible de choisir une seule et unique femme de grand talent,
ça en vrai, c'est un petit peu ce que je fais déjà absolument tous les jours ici.
Et aussi parce que cet après-midi, comme je vous le disais, on est de Matilda au studio de Nova.
Il y a moi, que vous connaissez déjà, ça c'est bon, mais attention je suis aussi avec Matilda, la technique.
Alors voyons, on va carrément se permettre de carjacker l'antenne pour vous expliquer un petit peu ce que c'est que ce truc.
Alors en fait l'effet Matilda de Basse, c'est un bail qui historiquement s'appliquait plutôt à la science,
mais qui de nos jours fonctionne aussi excellemment bien avec la planète culture et plus précisément celle de la musique.
C'est un phénomène qui est aussi vieux que le monde et qui désigne donc le déni ou la minimisation récurrente
de la contribution des femmes à la production, la création ou bien à l'avancement d'un domaine spécifique.
Une invisibilisation qui profite donc évidemment à notre très cher « jante masculine ».
Autrement dit, c'est cette fâcheuse tendance à s'attribuer l'hélaurier d'une meuf,
parce que pourquoi pas, un petit peu comme si moi demain je faisais un gâteau
et que mon pote Kevin décidait de poser une cerise dessus et en profiter pour crier,
mais regarder un petit peu comme mon gâteau est magnifique.
Et ben voilà en fait c'est ça l'effet Matilda, une tendance tellement ancrée que cette expression
trouve ses premières racines au 19e siècle.
Elle nous vient à la base d'une certaine Matilda, jeuselaine Gaët, qu'on embrasse très très très fort au passage.
Une suffragette américaine qui a commencé à dire les termes en 1870 avant que la dite expression
soit finalement officialisée en 1993 par l'historienne Margaret Rossilter,
qu'on embrasse évidemment aussi de tout notre cœur.
On est donc sur une formule qui permet de désigner ce que je qualifie
d'une flopée d'énormes injustices, effacements, spoliations, sous représentations systématiques,
qui nous ont donc fait inorer tout un tas de pionnières dont il était bien plus agréable
de ne pas retenir le nom.
Et alors pour parler concret, ben des exemples d'effet Matilda,
il y en a beaucoup beaucoup plus que je n'ai de temps pour m'adonner à cette chronique.
Alors on va clairement pas tous pouvoir les citer.
D'ailleurs si le sujet vous intéresse vraiment de ouf,
sachez qu'il y a une très très grande bosse sur Instagram qui s'appelle Niaemésia
et qui vous en raconte à peu près tous les jours dans sa série « Un jour une meuf »
puisque nous du coup on va rester aujourd'hui sur le côté vachement musique de l'affaire.
Il y a par exemple Claire Tauri dont je vous parlais tout récemment
pour sa participation invisibilisée pendant des décennies par les Pink Floyd
pour le morceau The Great Gig in the Sky.
Il y a aussi côté musique Carol Kaye qui est la bassiste
aux quelques 10 000 enregistrements qu'on a d'or oubliés.
Ce futelle derrière Good Variation, The Beat Goes On et Jean Passe.
Pourtant son travail fut attribué à des bougues évidemment pendant des décennies.
Pour aller sinon dans le répertoire classique il y a Fanny Mendelssohn
dont les œuvres sont presque toutes attribués à son très cher frère Félix Mendelssohn
et je peux aussi vous citer le nom de Sylvia Robinson,
elle aussi presque tout le temps zappée quand on parle de l'histoire du hip-hop
alors que tout de même co-fondatrice de Sugar Hill Records
faisant d'elle une figure clé de tout ce qui va devenir rap commercial.
Enfin vous comprenez avec cette petite liste d'exemples
qu'en gros à chaque genre de musique il y a ces victimes de l'effet Matilda
autant que chaque époque et puis plus généralement chaque discipline ou succès
il peut y avoir tout simplement.
Alors pour conclure, permettez-moi de vous en présenter quand même une petite de plus.
Celle-là on a aussi adoré l'effacé de l'histoire du rock
alors que clairement son été est une sacrée pionnière.
Sister Rosetta Farrell pour la Godmother of Rock and Roll,
une femme noire, guitariste, pionnière et victime d'un effet Matilda
dans sa forme la plus pure.
Cette meuf qui bien avant elle vise Johnny Cash et Chuck Berry
ça donnait à d'incroyables performances à la guitare électrique
inventer le riff rock remplissé des stades.
C'est tel qu'il y a enregistré le premier morceau rock
à entrer dans les charts américains Strange Things Happening Every Day
ou ce titre qui se le moins devrait figurer dans tous les livres d'histoire
démonstration.
Qu'est-ce qu'il y a ?
